Accueil » Blogue » Cycles et création

Cycles et création

En cette semaine de semaine (ben oui !) et de pleine lune, la petite Cancer que je suis se sent émotive. Hier, je relisais un manuscrit pour enfants et à trois reprises, les larmes sont montées, l’air de dire « Hey ! Occupe-toi de moi ! » Juste à lire « 9-1-1 » dans l’histoire, mon cœur s’est gonflé, prêt à déborder. Des mémoires réactivées instantanément.

Mes mots m'émeuvent moi-même!
Parfois, un simple mot fait monter l’émotion.

J’apprends depuis quelque temps à reconnaître mes multiples cycles personnels et universels, et surtout à les respecter.

Avez-vous déjà essayé d’être créatif quand votre moral se trouve au troisième sous-sol ? Difficile d’abord de s’activer quand notre énergie est à plat… et c’est souv

ent ce qui arrive quand l’humeur n’y est pas. À moins que ce soit notre bonne humeur qui prenne congé quand notre système physique et mental est fatigué ?

L’affaire, c’est aussi qu’on a presque tous le paradigme que quand on crée, il faut que ce soit beau. Il faut que ce soit plaisant à regarder, à lire, à entendre. Qui irait voir un spectacle laid et rempli d’énergies négatives ? Perso, je ne suis pas une grande fan des films d’horreur (en réalité, j’ai horreur des films d’horreur, parmi lesquels j’inclus les films de guerre dans

Créer dans l'ombre

le top de la liste). Alors j’ai ben de la misère à créer du pas beau, du sombre, du violent, du dérangeant.

Est-ce que ça veut dire que toute forme d’art ou de création se doit d’être du côté de la lumière et de la beauté ? Il y a de la beauté dans les nuances de noir… et combien de trésors peut-on découvrir dans les déchets ! Entre autres, le bonheur de s’en être débarrassé !

Alors, disons qu’on ose sortir de notre croyance limitante. Disons qu’on se convainc qu’il n’y a pas de danger dans le fait de créer du pas beau et du pas le fun. Se pourrait-il qu’on trouve notre compte à mettre sur papier des couleurs sombres et des traits hachurés ou agressifs ? Est-ce possible que les mots bruts qu’on couche sur le papier nous fassent du bien ? Ils pourraient même faire du bien à une autre personne qui s’y retrouverait. Combien de fois dit-on « Je me sens moins seule ! » quand on lit un article ou une publication qui reflète des difficultés, des moments de vie pas faciles ? Quand on se permet de créer et de partager à partir de nos parts d’ombre, on offre des mots et des images à d’autres qui ne sont pas rendus à les exprimer par eux-mêmes.

Devant le manque d’énergie, la première étape est probablement de se crinquer un minimum en prenant soin de soi. Aller dehors, respirer, boire de l’eau, se reposer, parler à une amie, se mettre en mouvement… On peut aussi d’abord se défouler en utilisant la feuille ou le clavier comme arène de boxe (au figuré, pas au propre !) On se décharge, et puis on se recharge.

Cette pleine lune en Cancer qui vient dérégler la boussole affective, la tempête hivernale, le besoin de sortir et de voir du monde : tout ça contribue à mon trop-plein d’émotions présentement. Et j’ai choisi d’écrire là-dessus, parce que je ne suis certainement pas la seule !

 

Nathalie Courcy, votre accompagnante à l’écriture

Nathalie Courcy

Je suis passionnée de mots, de communication et de bien-être global. Je suis la co-auteure du livre Zoé douée et propriétaire des Éditions Quatre et demi. Je détiens un doctorat en littérature (U. Laval). Je suis la maman heureuse de quatre magnifiques enfants.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Revenir en haut de page
%d blogueurs aiment cette page :