Les choix à faire

J’ai la chance d’avoir un travail intéressant, bien payé, stable. Et pourtant, j’explore les possibilité de changer de vie professionnelle! Je vous invite dans ma réflexion et dans ma quête de temps!

Le temps est compté. Celui de chaque journée, celui de notre vie.

Celui qu’on a avec nos enfants.

Celui qu’on a avec nos parents.

Celui qu’on a en santé.

Que choisissez-vous d’en faire ?

Travailler ou être heureux ? Travailler pour être heureux ? Être heureux au travail ?

Je rêve de consacrer le cœur de mes journées à jouer avec mes enfants, manger en famille et entre amis, écrire, lire et créer. La belle vie (pour moi), me direz-vous ! Irréaliste ? Irréalisable ?

Pour l’instant, j’ai peur de manquer de ressources pour faire vivre ma famille. Moi, je pourrais vivre dans une mini maison, tant qu’il y a du chauffage et de l’eau chaude (dit la frileuse que je suis). Mais j’ai peur de ne plus pouvoir offrir à mes enfants ce dont ils ont besoin. On pourrait revenir sur la notion de besoins, mais quand même, mes enfants sont un peu comme des plantes : ils ont besoin d’amour, d’eau, de nourriture et de soleil. Et d’une liberté éducative, contrairement aux plantes. Mes valeurs « liberté » et « connaissances » parlent fort.

Derrière ma peur, on le sait, c’est la peur d’être moins aimée qui se cache. La peur d’être rejetée. La peur de me faire juger aussi, pas par mes cocos, mais par les autres.

« On s’en fout, des autres ! »

Oui, non. L’opinion de certains autres a un impact réel sur ce qui se passe chez nous. Mais je l’admets, une partie de cette inquiétude m’emprisonne entre mes deux oreilles.

J’ai un excellent emploi. Une merveilleuse équipe. Une diversité de responsabilités qui m’enchante. La possibilité d’être hyper téteuse sur les mots parce que la précision terminologique et la révision de textes font partie de ma définition de tâches. Avant la pandémie, j’étais en relation avec des tonnes de gens, ça me nourrissait. Le relationnel a été remplacé par la flexibilité d’horaire, qui pèse quand même lourd dans la balance. J’ai, évidemment, un salaire enviable, une sécurité d’emploi. Gras dur, comme diraient certains.

Quand j’ai quitté mon poste à l’université, j’étais aussi « gras dur ». Cependant, j’étais malheureuse. Surchargée. Désalignée. Après quelques années dans un emploi, je m’ennuie. Je n’ai plus autant de plaisir, parce qu’une énorme partie de mon fun dans la vie, c’est d’apprendre. Donc après huit ans au gouvernement, j’ai l’impression d’avoir fait le tour.

Je pourrais :

  • me dire que j’ai ce que beaucoup voudraient et fermer ma boîte ;
  • essayer de me renouveler grâce à de nouveaux projets ;
  • changer de poste au gouvernement ;
  • changer d’emploi ;
  • quitter mon emploi et voir ce que la vie m’apporte.

M’aligner pour changer de vie

Je réfléchis patiemment au changement professionnel que je sens de plus en plus nécessaire. J’ai exploré plusieurs pistes. Je me suis concentrée sur le positif (et il y en a beaucoup). J’ai trouvé des solutions au négatif pour lui donner moins de pouvoir sur moi. J’ai discuté avec des collègues, ma gestionnaire. Je suis allée à la pêche aux nouveaux projets. J’ai testé différents horaires. J’explore la possibilité de transférer vers un autre poste plus aligné avec ce que je suis maintenant. Je me demande si changer d’emploi n’équivaut pas à échanger quatre 25 cents pour une piasse. J’ai aussi essayé de continuer à tout faire : être femme, maman, fonctionnaire, entrepreneure, auteure et étudiante. Combien de temps encore puis-je durer comme ça ?

Je suis à la recherche de temps pour mes projets d’écriture et d’accompagnement. Je suis à la recherche d’énergie pour accomplir ce que je sens très fort en moi. Je suis à la recherche d’un confort corporel qui m’est inaccessible avec les douleurs physiques qui montent dès que je m’installe pour travailler. J’ai essayé très fort de trouver tout ça dans ma vie actuelle, et je suis tannée de m’épuiser à le chercher.

Méthode de changement testée et approuvée

Avant de me séparer, je ressentais puissamment en moi le besoin de changer de vie. De faire un méga reset dans ma vie de famille. J’ai essayé pendant plusieurs années de rester dans la même vie malgré tout et ça ne fonctionnait pas. Le saut dans le vide m’a libérée d’un poids gigantesque et d’une forme d’être qui n’était plus moi depuis si longtemps. Je savais que les premiers temps seraient financièrement pénibles, que mes enfants vivraient une période sombre. J’avais foi en moi, j’allais tout stabiliser et en sortir heureuse. J’ai mis mon plan à exécution et voilà, ma vie et ma famille sont stables et heureuses. Je n’ai jamais regretté parce que j’avais pris le temps d’essayer toutes les options et de bien réfléchir.

Professionnellement, j’ai les deux pieds dans cette période inconfortable et remplie de promesses de la réflexion et de la planification qui précède la prise de décision. J’ai l’impression que mon cœur et mon corps s’engluent dans des sables mouvants. C’est à force d’être mal dans cet état que je vais finir par sauter en dehors de la marre et m’envoler vers le quotidien dont je rêve. Je ne sais pas quand, je ne sais pas quel sera le déclencheur final, mais je sais que ça arrivera. Je sais aussi que je me demanderai alors « mais pourquoi je ne l’ai pas fait avant ! », et j’accepte que ce soit comme ça.

À suivre ! D’ici là, je poursuis ma démarche d’alignement.

Nathalie Courcy, votre accompagnante à l’écriture

Nathalie Courcy

Je suis passionnée de mots, de communication et de bien-être global. Je suis la co-auteure du livre Zoé douée et propriétaire des Éditions Quatre et demi. Je détiens un doctorat en littérature (U. Laval). Je suis la maman heureuse de quatre magnifiques enfants.

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