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Clac! Il me manque de mots…

Moi qui pensais qu’après avoir envoyé un manuscrit aux éditeurs, j’allais replonger immédiatement dans un autre projet déjà entamé. Illusion ? Folie ? Le deuil du projet terminé ? L’intention y était, pourtant.

J’écris plus que je n’ai jamais écrit (si on ne tient pas compte des années au baccalauréat international où j’étais une machine à écrire… je m’étonnais de ne pas faire de bruit de chariot de retour à la fin de mes phrases, tellement j’écrivais non-stop). J’écris tous les jours, matin, midi, soir. Et pourtant, mes projets de livres n’avancent pas. Est-ce si grave ? (Je vous donne la réponse dans le mille : non).

En réalité, c’est le nombre de mots qui est au beau fixe. Les projets, eux, courent dans ma tête comme de jeunes poulains sous le soleil. Écrire, c’est poser des lettres, des mots, des phrases, des idées sur une feuille ou un écran. Ou tout autre support (j’ai l’image d’une plage sablonneuse, si vous voulez savoir). C’est aussi tout le travail et le plaisir en arrière-plan : le rêve, la visualisation, les tempêtes d’idées, les discussions entre amis ou en famille, les promenades en forêt qui créent de l’espace intérieur, la recherche, les relectures, les révisions, les activités en apparence sans lien avec l’écriture, mais qui apportent de l’eau au moulin de notre imagination.

J’achève mon journal personnel commencé cet été. J’amorce un cahier d’écriture inspirée dans le cadre d’un défi de 100 jours. Je lis et j’annote tant de livres inspirants. J’écris des articles et des capsules. Je note ce que les formations en ligne m’apportent de beau et de grand. Ma table de travail se remplit chaque jour de bouts de papier griffonnés d’éclats de pensées qui m’ont sauté au cerveau pendant une réunion ou une méditation. Je me laisse des assemblages de mots disparates sur des notes autocollantes pour que mon regard et mon subconscient les croisent à répétition, jusqu’à ce que des liens se fassent.

Bref, j’écris comme jamais. Ce que j’écris me donne l’élan et la confiance que je cherchais depuis longtemps. Je ne me sens plus seule à porter mes projets d’écriture et de création. Je m’éloigne de mes peurs et de mes blocages. Je suis de plus en plus connectée à mon « pourquoi », à mon « pour qui », à mon « comment ». Je vois que mon « quand » m’envoie la main au prochain embranchement.

Mon corps ressent de plus en plus souvent le « clac » typique de mes prises de conscience majeures. Ce son soudain qui marque l’entrée en contact de la clé qui a trouvé sa serrure, du morceau de casse-tête qui s’est emboîté au bon endroit. Un peu comme si un ramancheur replaçait en moi ce qui n’aurait jamais dû se déplacer. Clac ! Soulagement ! Libération ! Et après, je surfe sur cette évidence, cette illumination qui éclaire mon chemin. Comme si un pont s’était construit en une seconde entre moi et mon nouveau moi.

C’est rare qu’il me manque de mots pour nommer mon ressenti ou mon vécu. Cette fois-ci, c’est le cas. Je vais continuer de le vivre, et je continuerai de vous en écrire des parcelles au fur et à mesure que j’entendrai les « clac ». Ce que je peux dire, c’est que mon désir de me sentir alignée à moi-même se concrétise.

Nathalie Courcy, votre accompagnante à l’écriture

Nathalie Courcy

Je suis passionnée de mots, de communication et de bien-être global. Je suis la co-auteure du livre Zoé douée et propriétaire des Éditions Quatre et demi. Je détiens un doctorat en littérature (U. Laval). Je suis la maman heureuse de quatre magnifiques enfants.

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