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Écrire pour vrai : êtes-vous prêts ?

À quoi ça sert, donc, d’écrire ?

C’est sûr que c’est bien utile pour réussir nos études (salutations à celles et ceux qui ont détesté leurs cours de français et qui ont brûlé leurs livres de littérature du cégep au cours d’un rituel de purification !). On écrit pour remplir des formulaires et pour faire sa liste d’épicerie…

Mais qu’arrive-t-il si l’on se permet d’écrire autrement ? D’écrire ailleurs que dans des cases prédéfinies, dans une structure imposée et sur une feuille trop petite ? Qu’arrive-t-il si l’on oublie l’orthographe, l’accord du participe passé et les boutons que ça nous donne ?

Enfants, on apprend à colorier entre les lignes, à écrire entre les trottoirs, à saluer poliment la caissière et à ne pas utiliser de gros mots. C’est nécessaire. Jusqu’à un certain point. (Vous voyez, juste ici, j’ai cassé la sacro-sainte syntaxe. J’ai coupé une phrase en deux. Et elle n’a pas saigné, alors je l’ai laissée comme ça.)

Adulte, souvent, on utilise de moins en moins l’écriture. On utilise un crayon, un clavier et un téléphone cellulaire pour écrire des mots et pour créer des documents au besoin, mais peu pour écrire. Ou devrais‑je dire, pour s’écrire. On écrit peu à propos de soi, on se couche rarement sur la page le temps de s’observer et de se réconforter.

Que diriez-vous, en cette Semaine de la santé mentale (du 3 au 9 mai 2021), de laisser courir votre main et votre crayon sur une feuille sans lignes dont le seul but est d’accueillir ce qui vous passe par la tête et par le cœur ? Aucun professeur ne vous tapera sur les doigts si vous oubliez des e et des s. C’est un cadeau intime de vous à vous, avec tout votre amour. Sans intermédiaire, sans surveillant, sans correcteur. Même votre correcteur interne devrait prendre congé. Permettez-vous d’écrire sans contraintes et sans peur.

Je crois au côté thérapeutique de l’écriture, à son pouvoir transformateur et guérisseur. Écrire donne une porte de sortie à notre surcharge mentale. Elle permet de faire remonter à la surface des souvenirs et des blessures qui nous pèsent, tout en douceur, en toute sécurité. On peut ensuite choisir ce qu’on en fera et demander de l’aide si l’on en ressent le besoin.

Cette semaine, je vous invite à #ParlerPourVrai, à #ÉcrirePourVrai. Dépassez la liste brocoli, poulet, yogourt. Trouvez un endroit inhabituel pour écrire (mon inspiration est plus profonde quand j’écris au milieu des arbres ou sur le bord de l’eau). Méditez ou marchez, puis accordez-vous du temps pour aller à votre rencontre. Faites la liste de vos 25 plus grands rêves. Ou écrivez une lettre à l’enfant que vous avez été. Ou racontez votre journée. Ou écrivez quelques mots sincères à une personne qui s’ennuie. Écrivez, tout simplement parce que ça fait du bien.

Nathalie, votre accompagnante à l’écriture

 

Nathalie Courcy

Je suis passionnée de mots, de communication et de bien-être global. Je suis la co-auteure du livre Zoé douée et propriétaire des Éditions Quatre et demi. Je détiens un doctorat en littérature (U. Laval). Je suis la maman heureuse de quatre magnifiques enfants.

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